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25 janvier : l’an 48 des pendaisons commémoré à Conakry

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L’Association des victimes de camp Boiro (AVCB), à travers une marche pacifique, a commémoré ce vendredi l’an 48 des pendaisons de 1971. Au terme de la marche, les victimes ont symboliquement déposé une gerbe de fleur sous le pont du 8 novembre où 48 ans plus tôt, quatre personnes avaient été exécutées par pendaison. L’association s’est aussi rendue dans l’enceinte du camp Boiro pour un recueillement et des prières.

Durant la marche, les membres de l’Association tenaient une banderole avec les portraits de quelques victimes. De même, en chœur, ils scandaient : « plus jamais ça, vérité, justice et réconciliation ». Et une fois arrivés dans l’enceinte du camp Boiro, ils ont d’abord lu le saint Coran et prié pour toutes les victimes.

A l’occasion, prenant la parole, Fodé Marega est revenu sur le besoin de justice que l’association cherche à étancher depuis des années : « Depuis 1985, nous avons toujours réclamé le droit d’inventaire. Et depuis cette date, nous nous sommes heurtés aux stigmates du PDG- RDA, qui est restés enfoui dans les entrailles de cet Etat. Nous n’avons pas encore été entendus après maintes batailles ».

Toutefois, comme cela avait été évoqué dans la lettre que les membres de l’AVCB avait adressé la veille du chef de l’Etat, Fodé Marega n’a pas revendiqué que la justice : « Nous réclamons les charniers où on peut mettre les stèles, qu’on puisse se recueillir sur les tombes de nos parentsNous avons fait des consultations nationales, et elles ont permis de faire un rapport. Ce rapport a été validé par toutes les structures qui travaillent pour les droits de l’homme. Nous avons donc fait un séminaire pour avoir un projet de loi. Ce projet de loi, a été validé par nous tous. Ce projet de loi, on l’a déposé chez le premier ministre et le président de la république ».

Mais puisque les choses trainent toujours par rapport aux demandes de l’association, les membres sollicitent désormais une rencontre physique avec le chef de l’Etat.  « Nous réclamons aujourd’hui un rendez-vous avec le président de la République, pour pouvoir lui dire exactement que ce projet de loi est sur sa table. Qu’il envoie ce projet au niveau du conseil des ministres, qu’il soit validé. Et qu’il envoie ça au niveau de l’Assemblée nationale afin que l’on puisse le valider pour créer une commission vérité justice réconciliation, pour que nous puissions régler le problème une bonne fois pour toutes et ainsitourner la page de cette sinistre Guinée ».

Balla Yombouno

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