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Affaire Benalla – «Je n’ai jamais été le garde du corps de Macron»

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Précédée de petites piques et de mises en garde répétées de l’exécutif, Alexandre Benalla, principal protagoniste de l’affaire qui a empoisonné l’été d’Emmanuel Macron, a tenté mercredi de faire baisser la pression au début de son audition devant les sénateurs.

D’entrée, il a «présenté ses excuses» au président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas (LR), qu’il avait qualifié la semaine dernière de «petit marquis». «Je voulais vous assurer de mon respect total, et vous présente mes excuses», a-t-il ajouté à Philippe Bas, qui lui a répondu en «prendre acte».

«J’ai ressenti à un moment un acharnement médiatique, un acharnement politique, et j’ai eu l’impression qu’un certain nombre de personnes ont pu se servir des institutions de notre pays à des fins politiques et médiatiques», a expliqué M. Benalla, exprimant son «profond regret».

Un salaire «divisé par trois»

Tiré à quatre épingles, souriant et disert, l’ex-collaborateur du chef de l’État a ensuite détaillé ses fonctions assurant n’avoir «jamais été le garde du corps d’Emmanuel Macron», que ce soit pendant la campagne présidentielle ou après l’arrivée de M. Macron à l’Élysée.

Cette question est au cœur des débats de la commission d’enquête sénatoriale qui cherche à connaître les fonctions exactes qu’occupait M. Benalla, auprès du président. «Je n’ai jamais été ni policier ni garde du corps du président de la République», a-t-il insisté. «Mon statut, c’était chargé de mission, c’est-à-dire le niveau le plus bas», a ajouté M. Benalla, qui a dit avoir «divisé (s)on salaire par trois» en rejoignant l’équipe de campagne de M. Macron.

Il a également affirmé que le port d’armes dont il disposait «n’était pas lié à la sécurité du président de la République mais à (s)a sécurité personnelle». «Il a pu arriver que j’aie eu une arme sur moi» lors des déplacements publics et privés du président, a toutefois convenu M. Benalla, mais en estimant que ce cas de figure était survenu «trois fois en un an».

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