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Affaire Daval – Des substances suspectes dans le corps d’Alexia

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Les examens pratiqués sur le cadavre d’Alexia, tuée en octobre 2017 à Gray (est), ont révélé que la jeune femme avait consommé plusieurs substances dans les mois précédant sa mort. Parmi ces médicaments figurait notamment du tétrazépam, une molécule interdite depuis 2013. Pourquoi Alexia ingérait-elle ces substances? Les prenait-elle de son propre gré? Sont-elles à l’origine des «crises» décrites par Jonathann D.? Ces questions intriguent les enquêteurs et étonnent la famille de la victime.

Trois molécules ont été découvertes dans le sang et les cheveux d’Alexia: du zolpidem, du tétrazépam et surtout du tramadol, écrit «Le Parisien». Toutes sont déconseillées en cas de grossesse et leurs interactions peuvent provoquer des effets secondaires potentiellement dangereux. Les enquêteurs ont dû remonter au printemps 2012 pour retrouver trace d’une ordonnance de tétrazépam, un décontractant musculaire qui a été retiré du marché européen l’année suivante. Comment se fait-il qu’Alexia ait continué de prendre ce médicament si longtemps après son interdiction? En avait-elle en réserve?

«Jamais elle n’aurait ce type de médicament»

La famille de la victime n’y comprend rien: «Alexia (…) rêvait d’avoir un enfant et avait un traitement lourd pour y arriver. Jamais elle n’aurait pris un médicament, surtout interdit, qui aurait pu l’empêcher de tomber enceinte ou qui aurait mis en danger le bébé», assure un parent. Forcément, la question taraude les proches de la jeune femme: lui a-t-on fait prendre ces substances à son insu, en les cachant par exemple dans sa nourriture? La fausse couche d’Alexia survenue en août 2017 a-t-elle un rapport avec cette prise de médicaments?

Les enquêteurs essaient par ailleurs de comprendre si l’importante quantité de tramadol (un antalgique opiacé) que consommait Alexia a pu provoquer les «crises» ou «black-out» dont elle avait parlé à sa sœur. «L’utilisation erratique (de ces médicaments) pourrait avoir favorisé la récurrence de ces troubles», a estimé un neurologue.

«Le but était-il qu’elle s’endorme un jour au volant?»

En consultant la liste des effets secondaires des trois molécules en question, la famille de la victime ne peut s’empêcher d’y voir un rapport avec les crises dont souffrait Alexia: hallucinations, confusion mentale, troubles du comportement, agitation, agressivité, mais aussi amnésie et somnolences. Alors forcément, une terrible question hante les proches de la jeune femme: «Ces crises auraient-elles pu être provoquées sciemment? Ou bien le but était-il qu’elle s’endorme un jour au volant?» Pour tenter d’y voir plus clair, la partie civile a demandé la saisie du dossier médical de Jonathann D., afin de déterminer s’il se faisait lui-même prescrire les fameux médicaments.

(L’essentiel/joc)

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