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AFFAIRE DU PORT: Cheick Touré sur son arrestation

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Ce lundi, Cheick Touré, le secrétaire général du syndicat du port autonome de Conakry a été brièvement arrêté et déposé àau TPI de Kaloum, puis libéré. Justement, après sa libération, notre reporter est allé recueillir ses explications . Ce qui a donné au syndicaliste l’occasion de revenir sur l’Assemblée générale des travailleurs du port à laquelle il avait préalablement pris part ce matin.

Se tenant devant sa demeure d’Almamya, dans la commune de Kaloum, Cheick Touré martèle que rien ne saura le faire reculer. Entouré de quelques travailleurs du port et des voisins du quartier, il n’a pas de mots assez durs pour fustiger son arrestation. Invité justement à expliquer les circonstances de son interpellation, il a raconté:

J’ai été interpellé aux alentours de Tombo par colonel Souaré. Il m’a dit qu’il y a un mandat d’amener contre moi. Quand nous sommes arrivés au tribunal de première instance (TPI) de Kaloum, nous avons rencontré le substitut du procureur général qui a demandé au colonel ce qu’il devait faire de moi, tout en précisant qu’il ne peut pas me garder. Ainsi, ils m’ont reproché de n’avoir pas répondu à la convocation de la DNPJ (Direction nationale de la Police judiciaire). J’ai répondu que je n’ai reçu aucune convocation et que dès que j’aurai une convocation, je m’y rendrai officiellement.

Puis, sur l’arrestation, elle-même, il s’enflamme: « C’est incroyable! Quelqu’un qui va à son lieu de travail, à son retour vous venez l’arrêter sous prétexte que vous lui avez laissé une convocation. Je n’ai pas peur, dès que je recevrais la convocation, je m’y rendrai ».


Pour ce qui de l’Assemblée générale de ce matin, il précise qu’elle portait sur le décret limogeant les deux ex-directrices générales du port.  « Nous avons déjà fait une déclaration pour dire que le départ des deux directrices et l’arrivée de la nouvelle directrice sont un non événement pour nous. Notre objectif, c’est l’annulation purement et simplement de ce faux contrat turc. C’est une question de sécurité, c’est une question d’intégrité territoriale, c’est une question de sureté pour la Guinée, pour les travailleurs et pour la communauté portière. Donc, suite à ce faux contrat qui n’est pas conforme aux critères de convergence et en raison des conditions de validité de ce contrat aussi bien sur la forme que sur le fond, nous le rejetons d’emblée », réitère-t-il.

Balla Yombouno

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