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Assassinat de Jamal Khashoggi – Quand il a vu le danger: «Que Dieu nous aide»

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Dans les mois qui ont précédé son assassinat au consulat saoudien d’Istanbul, Jamal Khashoggi conversait régulièrement sur WhatsApp avec Omar Abdulaziz, son compatriote qui a obtenu l’asile à Montréal. Selon CNN, qui a eu accès à ces conversations, les deux hommes ont échangé plus de 400 messages en une année. Ce qui ressort de cette correspondance, c’est la peur que le journaliste ressentait vis-à-vis de la montée en puissance du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, alias «MBS».

Dans ses messages, Khashoggi qualifie le prince héritier saoudien de «bête», un «pacman» qui détruit tous ceux qui se trouvent sur son chemin, même ses supporters. «Plus il mange de victimes, plus il en veut», a écrit le journaliste au mois de mai, après l’arrestation de femmes activistes qui manifestaient pour le droit de conduire. «Je ne serais pas surpris que l’oppression atteigne même ceux qui le soutiennent», a confié Khashoggi, à son correspondant.

«Que Dieu nous vienne en aide»

On apprend grâce à ces messages WhatsApp que le journaliste et son compatriote projetaient de créer un mouvement de jeunesse en ligne, une «armée électronique» pour contrer la propagande d’État de Riyad. En juin dernier, le dissident réfugié au Canada a annoncé à son ami avoir déjà pu lever 5 000 dollars pour ce projet. Mais début août, Abdulaziz a fait savoir à Khashoggi que le gouvernement saoudien avait eu vent de leur travail.

«Comment ont-ils pu savoir?», a alors réagi le journaliste, qui a rapidement compris que leurs conversations étaient interceptées par les autorités saoudiennes. «Que Dieu nous vienne en aide», a-t-il écrit, très inquiet, à Omar Abdulaziz. Deux mois plus tard, le journaliste était assassiné. Dimanche, son ami dissident a porté plainte contre une société israélienne: il l’accuse d’avoir créé le logiciel qui a permis d’espionner son téléphone. «Le piratage de mon portable a joué un rôle majeur dans ce qui est arrivé à Jamal, je suis vraiment désolé de le dire», a affirmé Abdulaziz, à CNN.

(L’essentiel/joc)



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