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Attaque de Strasbourg – Quatre proches du suspect sont en garde à vue

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«Le terrorisme a une nouvelle fois frappé notre pays» a lancé mercredi, à la mi-journée, le chef du parquet antiterroriste, Rémy Heitz, pour commencer une conférence de presse faisant le point sur la tuerie de mardi soir et sur l’enquête. Sur le bilan, le procureur affirme qu’on dénombre deux victimes décédées, une victime en état de mort cérébrale et douze blessés, dont neuf dans un état grave.

Des témoins de l’attaque ont entendu l’assaillant crier «Allah Akbar», a indiqué le procureur. Le suspect a d’abord été aperçu peu avant 20h, muni d’une arme de poing et d’un couteau, dans le cœur historique de Strasbourg. Au cour de sa déambulation, il a ouvert le feu à plusieurs reprises et attaqué à coups de couteau. Face à un groupe de quatre militaires, il a ouvert le feu et essuyé des tirs de riposte, qui l’ont blessé au bras. Puis, après sa déambulation mortelle, il a quitté l’île qui constitue le centre de Strasbourg en taxi.

Perquisitions et gardes à vue

Le chauffeur du taxi a été contraint de le déposer dans le quartier du Neuhof. Le tireur n’a pas donné d’adresse au conducteur, le guidant dans les rues du quartier. Il n’est pas resté muet pour autant, disant au chauffeur «avoir tué dix personnes. Il a tenu des propos pour justifier son passage à l’acte», selon le procureur. Sur base de ce témoignage, les enquêteurs ont vite fait le rapprochement avec le suspect recherché. Celui-ci devait être arrêté le matin même, mais n’était pas chez lui. La police a donc perquisitionné son logement, où une grenade défensive et des armes à feu, notamment une 22 Long Rifle, ont été trouvées.

Dans la nuit, «quatre proches» de Chérif C., l’auteur présumé de l’attaque, «ont été placés en garde à vue», a ajouté Rémy Heitz. «Ces gardes à vue sont toujours en cours», a précisé le chef du parquet antiterroriste. Alors que la police est toujours à la recherche du suspect, «plusieurs perquisitions ont été réalisées cette nuit dans des lieux que celui-ci est susceptible de fréquenter», a ajouté le magistrat.

Le suspect recherché, né à Strasbourg le 24 février 1989, est «très connu des services de police et de justice». Et il possède un casier lourdement chargé, avec «27 condamnations» à son palmarès, pour des faits de droit commun (vol, violences…). Radicalisé en prison vers 2015, il était fiché S et suivi par les services de la DGSI. L’enquête pour le retrouver «ne fait que commencer», a affirmé le procureur.

(JW/L’essentiel)

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