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Aux États-Unis – L’ex-directeur de la CIA invective Trump

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«Bien sûr que nous aurions dû capturer Oussama ben Laden bien plus tôt», a tweeté le président américain, évoquant le chef d’Al-Qaïda et instigateur des attentats du 11 septembre 2001. «J’avais mentionné son nom dans mon livre (NDLR: «The Art of the Comeback», publié en 1997) juste AVANT l’attaque contre le World Trade Center», a-t-il ajouté, dénonçant en particulier l’attitude de son prédécesseur démocrate Bill Clinton.

«Nous avons payé des milliards de dollars au Pakistan et ils ne nous ont jamais dit qu’il vivait là-bas», a-t-il poursuivi, au lendemain de déclarations similaires sur Fox News où il affirmait que «tout le monde savait au Pakistan» que le chef d’Al-Qaïda vivait sur le sol pakistanais, ce qu’Islamabad a toujours nié.

Dans cet entretien, Donald Trump avait aussi défendu l’annulation de l’aide au Pakistan parce que ce pays ne fait, selon lui, «rien, rien du tout» pour l’Amérique. Début janvier, le président américain avait déjà accusé de mensonges et de duplicité le Pakistan, qui a rejoint les États-Unis en 2001 dans leur guerre contre le terrorisme. Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a dénoncé lundi avec véhémence cette nouvelle attaque de Donald Trump.

«Cette guerre a fait 75 000 victimes au Pakistan et a causé 123 milliards de dollars de pertes à l’économie» nationale, a-t-il écrit dans une série de tweets. «Cette guerre a eu un impact dramatique sur la vie de Pakistanais ordinaires», a-t-il insisté, qualifiant de «minuscule» la somme de 20 milliards de dollars reçue selon lui des États-Unis. Robert O’Neill, ex-membre de l’unité d’élite des Navy Seals qui affirme être l’homme qui a abattu Oussama Ben Laden, a répondu au président américain.

«La mission visant à capturer Ben Laden était un effort des deux partis (républicain et démocrate). Nous voulions tous y arriver le plus tôt possible», a tweeté celui qui s’est depuis lancé dans une carrière d’expert en sécurité et intervient régulièrement sur la chaîne Fox News.

James Clapper, ancien directeur des services de renseignements américains (DNI), a vivement réagi sur CNN aux propos de Donald Trump. «C’est vraiment une gifle infligée à la communauté du renseignement, qui a été responsable de la recherche d’Oussama ben Laden, et je crois que cela reflète sa complète ignorance de tout ce qu’il a fallu» pour arriver à la localisation et à l’élimination du chef jihadiste.

Et l’ancien directeur de la CIA, John Brennan, s’est adressé directement à Donald Trump sur Twitter. «Vous nous rappelez constamment combien vous êtes substantiellement superficiel et malhonnête dans de si nombreux domaines, ce qui est la raison pour laquelle nous sommes dans des temps si dangereux», a-t-il écrit sur Twitter.

Après des mois d’enquête et de surveillance, le président américain Barack Obama avait donné, au printemps 2011, le feu vert pour l’opération «Geronimo», qui allait aboutir à l’élimination de l’ennemi public numéro un des États-Unis, dans sa villa cossue d’Abbottabad, paisible ville de garnison située à 80 kilomètres de la capitale pakistanaise Islamabad.

Ben Laden avait disparu des écrans radars en 2001 dans les montagnes de Tora Bora, dans l’est de l’Afghanistan. De nombreux analystes le croyaient terré dans des caches reculées des zones tribales de l’ouest du Pakistan, frontalières de l’Afghanistan.

(L’essentiel/nxp/afp)



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