Ultimate magazine theme for WordPress.

Chef des gynécologues – «L’IVG est un homicide»: tollé en France

8

«Nous ne sommes pas là pour retirer des vies», déclare Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues (Syngof) dans un reportage diffusé mardi sur TMC. Lorsque la journaliste de l’émission «Quotidien» lui objecte que «ce n’est pas un homicide de faire une IVG», le président du Syngof répond: «Si, madame». Avant d’ajouter, dans un autre extrait de cet entretien: «En tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion et, si je ne l’ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi».

De fait, selon l’article L2212-8 du Code de la santé publique, «un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une IVG», de même qu’«aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu’il soit, n’est tenu de concourir» à cet acte médical. En cas de refus, le médecin doit cependant «communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention».

«Il s’agit de prosélytisme anti-IVG»

«Scandaleux!», a réagi sur Twitter la coprésidente du planning familial, Véronique Séhier, pour qui «la clause de conscience est une entrave aux droits des femmes et à leur santé». Le Collectif national pour les droits des femmes a pour sa part estimé, sur le même réseau social, que M. de Rochambeau «fait ouvertement de la pub aux lobbys anti-IVG». «Il s’agit de prosélytisme anti-IVG, ce qui de la part du président du Syngof est scandaleux!», a protesté Christian Gaudray, président de l’Union des familles laïques (Ufal).

Le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadène, a également souligné qu’«un refus d’un médecin ne peut s’accompagner d’une quelconque pression ou de prosélytisme religieux». De son côté, le Syngof avait affirmé dans un communiqué, début août, que «ce n’est pas en retirant leur éthique et leur conscience aux médecins que la nation permettra un égal accès à l’avortement pour les Françaises qui le demandent». Ce syndicat revendique «1 600 adhérents à jour de cotisation», soit moins d’un quart des 6 748 gynécologues recensés en 2017 par l’Ordre des médecins.

(L’essentiel/afp)



Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

Les commentaires les plus populaires

Les derniers commentaires

commentaires