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Diplomatie – La CPI n’est pas intimidée par Washington

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Même pas peur. La Cour pénale internationale (CPI) a expliqué mardi ne pas être «dissuadée» par les déclarations de Washington qui a menacé de sanctions ses juges et procureurs s’ils s’en prenaient à des Américains ou à Israël. «La CPI, en tant que Cour de justice, continuera à faire son travail sans être dissuadée, conformément aux principes et à l’idée générale de la primauté du droit», a déclaré la Cour dans un communiqué envoyé à l’AFP.

Cette réaction intervient au lendemain d’une attaque sans précédent menée par les États-Unis contre la Cour basée à La Haye, chargée de juger notamment les crimes de guerre et contre l’humanité. Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a dénoncé lundi la possibilité d’une enquête contre des militaires américains ayant servi en Afghanistan, mais aussi d’éventuelles investigations contre Israël à l’instigation de l’Autorité palestinienne.

«Dangereuse»

«Si la Cour s’en prend à nous, à Israël ou à d’autres alliés des Américains, nous n’allons pas rester silencieux», a mis en garde le conseiller du président Donald Trump, annonçant une série de mesures de rétorsion possibles. M. Bolton a accusé la juridiction internationale d’être «inefficace, irresponsable et carrément dangereuse». Il a également évoqué des risques de sanctions contre les avoirs de la CPI dans le système financier américain ou encore la possibilité d’interdire aux membres de la Cour l’entrée aux États-Unis.

En réponse, la CPI a rappelé être «une institution judiciaire indépendante et impartiale». La Cour a aussi insisté sur le fait qu’elle exerce sa compétence uniquement lorsque les États impliqués ne sont pas capables ou ne souhaitent pas mener une enquête par eux-mêmes. La Cour pénale internationale est régie par le Statut de Rome, un traité entré en vigueur en 2002 et ratifié depuis par 123 pays. Les relations entre Washington et la CPI ont toujours été tumultueuses. Les États-Unis ont refusé d’y adhérer et ont tout fait pour éviter que des Américains puissent être visés par ses enquêtes.

(L’essentiel/afp)

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