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DJ et danseuses – L’étonnante fête de la musique à l’Élysée

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Pour la première fois dans l’histoire de l’Élysée, Emmanuel Macron a ouvert au grand public le palais présidentiel pour la fête de la musique en accueillant des artistes branchés de la scène électro française. Sur les platines installées en haut des marches, là où le chef de l’État accueille ses homologues étrangers, à partir de 20 heures sont venus mixer Chloé, Cezaire, Kiddy Smile, avant Kavinsky et Busy P, l’ancien manager des Daft Punk, stars de cette “French Touch” musicale popularisée mondialement par David Guetta ou Daft Punk. Quelques danseurs et danseuses entourent l’estrade, du jamais vu dans ce lieu si protocolaire. Dans une ambiance joyeuse, environ 1 500 curieux qui ont cliqué les premiers sur le site ouvert pour l’occasion, marquent le rythme mais restent assez sages, peut-être intimidés par les lieux. Les assoiffés se pressent devant la buvette éphémère pour acheter une bière sans alcool (3 euros) servie dans un gobelet recyclable siglé “Élysée, Fête de la musique” ou un panier repas à 10 euros.

Dans la cour où marcher sur le gravier central est généralement tabou, les gens s’asseyent sans façon sur le trottoir. En surplomb, les spots multicolores clignotent, le son est au maximum, le personnel se presse aux fenêtres. Brigitte Macron passe brièvement en début de soirée le long de la cour, aussitôt photographiée par des centaines de smartphones. Enfin la star de la soirée, Kavinsky, s’installe aux manettes et fait monter l’ambiance d’un cran. C’est le moment que choisit Emmanuel Macron pour enfin faire son apparition. Devant la scène, il serre longuement les mains des enthousiastes du premier rang massés derrière des barrières, aux côtés de son épouse et – invitée surprise – de la ministre du Travail, Murielle Pénicaud.

Fin du concert à minuit

«On l’appelle comment? Emmanuel?», plaisantent des spectatrices en attendant de l’approcher. Entouré de sa famille, le président est ensuite resté un moment dans la cour avec sa femme et ses enfants, esquissant quelques pas de danse, visiblement ravi. Il avait invité le pionnier de la musique électro, Jean-Michel Jarre, à passer le saluer. «Accueillir l’électro à l’Élysée est significatif du fait qu’il est en phase avec la création d’aujourd’hui», a dit le compositeur, à l’AFP, juste avant son rendez-vous. «D’autant que l’électro est née en France et en Allemagne et n’a rien à voir avec le monde anglo-saxon». «Cette soirée s’est organisée très rapidement», a-t-il souri. «Il y a une logique à ce que l’électro se retrouve sous les dorures, comme la musique baroque officialisée à Versailles après avoir été undergound», s’est réjoui Jean-Michel Jarre, qui comptait plaider auprès du président pour un soutien aux festivals, la protection du droit d’auteur et pour un système d’aide la musique «sur le modèle de l’aide au cinéma».

Le chef de l’État avait tweeté le 16 juin: «Le 21 juin, avec Brigitte nous ouvrons la cour de l’@Elysee à la musique. Partageons ce moment ensemble! Inscrivez-vous: événements.elysee.fr». La crise migratoire qui secoue l’Europe et la défense des minorités se sont pourtant glissées dans la fête. Le DJ Kiddy Smile est monté sur la scène avec un tee-shirt provocant où était écrit «Fils d’immigré, noir et pédé», en signe de protestation contre la loi asile et immigration. Il avait averti sur Facebook que ses chansons porteraient le même message «sans que personne ne puisse les étouffer». L’artiste militant de la cause LGBT avait aussi expliqué qu’il s’opposait à la «répression des migrants» et qu’il reverserait son cachet de 1 500 euros à une association d’aide aux migrants. Les spectateurs ont multiplié les photos et les selfies, encore étonnés de se retrouver là. Le concert s’est terminé à minuit. Emmanuel et Brigitte Macron sont venus une dernière fois saluer les quelques dizaines de personnes encore présentes qui ont scandé «une chanson, une chanson», sans réussir à convaincre le couple présidentiel qui est parti en riant.

(L’essentiel/afp)



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