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El Hadj ALIOU SOW: « L’édition 2018 du salon du livre de jeunesse se distinguera par… »

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Du 28 novembre au 1er décembre 2018, Conakry et plus particulièrement le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) accueilleront la seconde édition du Salon international du livre de jeunesse de Conakry. Aussi, en prélude à ce grand rendez-vous culturel, le Directeur général de la Maison d’édition Ganndal a accordé un entretien à notre rédaction. Au-delà de l’événement en tant que tel, El Hadj Aliou Sow nous parle tout particulièrement du livre de jeunesse et de la nécessité de promouvoir le secteur qui touche en premier lieu les tout-petits. De cette entrevue, il ressort que le secteur du livre de jeunesse a d’énormes défis en Guinée, mais aucun qui soit insurmontable. Surtout si l’on tient compte des bénéfices que la société guinéenne dans son ensemble peut en tirer. Et c’est déjà un premier pas dans la bonne direction que de prendre part au salon en perspective.

Avant d’en venir au salon en tant que tel, dites-nous en quoi consiste la littérature de jeunesse ?

Sans passer par les définitions trop techniques, la littérature de jeunesse, comme son nom l’indique, regroupe tout ce qui est publication de livres de lecture destinés aux enfants et aux jeunes adolescents. On parle surtout d’albums, de documentaires, de romans jeunesse, etc.

Pourquoi une littérature de jeunesse ? 

De par sa politique éditoriale, les Editions Ganndal sont spécialisées dans les manuels scolaires, la littérature de jeunesse, la littérature générale et les publications en langues nationales. Dans le lot, nous accordons une place primordiale aux livres de jeunesse, car conscients du fait que l’éducation et la formation de la jeunesse, avenir de la nation, doit être l’objectif premier de tout acteur évoluant des les domaines culturels et éducatifs.

Durant les deux dernières décennies, Ganndal a très significativement porté au plus haut point les préoccupations relatives à la production et à la diffusion d’ouvrages de jeunesse pour, d’une part, palier le manque criard de productions littéraires de ce genre dans le pays, mais aussi, et surtout, promouvoir la création littéraire guinéenne en la matière.

Les efforts déployés au fil du temps nous ont conduits à une grande reconnaissance internationale couronnée par l’attribution du Prix du meilleur éditeur africain de livres de jeunesse en 2017, par la prestigieuse foire internationale du livre de jeunesse de Bologne, en Italie.

En matière de coédition et de codistribution, notre maison a une solide réputation de partenariat éditorial avec de nombreux éditeurs francophones tant d’Afrique du Nord que d’Afrique subsaharienne. Parmi les collections développées avec nos partenaires Assélar (Mali), Céres (Tunisie), Eburnie (Côte d’Ivoire), Graines de pensées (Togo), NEAS (Sénégal), Ruisseaux d’Afrique (Bénin), en littérature de jeunesse, nous citerons entre autres : « Serin », « Libellule », « Nimba », « Case à palabres », « Je découvre », « Miroir d’encre » et «À saute-mouton », regroupant plus d’une trentaine de livres tous coédités et codistribués sur l’espace africain francophone.

À propos du Salon, pourquoi cette initiative en Guinée ?

La rareté de livres de jeunesse écrits par des écrivains nationaux et adaptés au contexte culturel et social des enfants guinéens a toujours été une préoccupation pour les Éditions Ganndal. D’où l’orientation très nette de notre politique éditoriale vers la valorisation de ce domaine de publication.

Produire les livres est une chose, les diffuser pour les faire connaître et les rendre accessibles au public concerné en est une autre. Raison pour laquelle, vu les grandes difficultés de distribution et de promotion constatées au niveau local, nous avons décidé, profitant des évènements de Conakry capitale mondiale du livre 2017, de lancer une action promotionnelle et de valorisation d’envergure pour à la fois faire connaître la production nationale à travers les publications des Éditions Ganndal, mais aussi pour faire découvrir par les enfants, les parents et les enseignants, les livres de jeunesse produits par d’autres éditeurs francophones d’Afrique et d’ailleurs afin d’assurer une ouverture sur le monde au lectorat guinéen.


La 1ère édition organisée en novembre 2017 fut un grand succès et cela a été une motivation forte pour les Éditions Ganndal à poursuivre cette belle aventure, d’où la tenue de ce deuxième Salon.

Vous en êtes à la seconde édition, quelle en sera la particularité ?

Si la première édition s’est distinguée par la tenue d’un important Colloque international sur la littérature de jeunesse en Afrique ayant regroupé d’éminents spécialistes africains et européens de la question, celle-ci se distinguera par la qualité et la diversité des thématiques proposées à travers de nombreuses tribunes dont des Cafés littéraires, des tables rondes, des conférences contées, des animations musicales, artistiques diverses, toutes centrées sur la problématique générale de la promotion des habitudes de lecture auprès du jeune public guinéen.

De grands invités sont annoncés à l’occasion, quels sont-ils ?

L’édition 2018 du salon jeunesse de Conakry regroupera, en plus des professionnels guinéens (écrivains, éditeurs, libraires, bibliothécaires et animateurs culturels), des écrivains et des éditeurs de livres de jeunesse venant du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Sénégal, du Togo et de la France.

Qu’attendez-vous particulièrement de cette seconde édition ?

Nous espérons plus de visites des enfants accompagnés de leurs enseignants et/ou de leurs parents afin qu’ils puissent découvrir et apprécier la richesse et la diversité des productions offertes sur les stands d’exposition, mais aussi apprécier la qualité des débats thématiques qui seront animés par des professionnels de talents, et l’intérêt des prestations artistiques et culturelles prévues.


À quelques jours du début de l’évènement, quel appel avez-vous à lancer et à l’endroit de qui ?

 Pour me résumer, je voudrais lancer un appel aux responsables des écoles primaires et secondaires de la capitale, les parents d’élèves, les journalistes communicateurs et le grand public en général pour les inviter à venir massivement visiter le Salon et encourager les professionnels de Guinée et d’ailleurs qui s’y investissent.

Propos recueillis par Boubacar Sanso BARRY

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