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En France – Greenpeace fait s’écraser un drone sur une centrale

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Cette action «hautement symbolique» annoncée par l’ONG, photos et vidéo à l’appui, visait à démontrer la «vulnérabilité» des piscines d’entreposage de combustible usé, selon Greenpeace, qui affirme que son drone s’est écrasé contre un bâtiment de ce type dans l’enceinte de la centrale EDF de Saint-Vulbas, près de Lyon, au centre-est du pays.

«Après l’avoir fait entrer dans la zone interdite de survol, les militant-e-s l’ont volontairement fait s’écraser contre le mur de la piscine d’entreposage de combustible usé, accolée au réacteur 2. Cette action démontre une nouvelle fois l’extrême vulnérabilité de ce type de bâtiment, qui est pourtant celui qui contient le plus de radioactivité dans une centrale nucléaire», détaille l’ONG, dans un communiqué.

«Aucun impact sur la sûreté des installations»

«Cette action est hautement symbolique: elle montre que les piscines d’entreposage de combustible usé sont très facilement accessibles, cette fois-ci par voie aérienne, et donc éminemment vulnérables face au risque d’attaques extérieures», ajoute Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France.

EDF (Électricité de France) a, de son côté, indiqué que deux drones avaient survolé le site dont un a été intercepté par les gendarmes. «La présence de ces drones n’a eu aucun impact sur la sûreté des installations. Il s’agit cependant d’une infraction au regard du code de la défense, qui donnera lieu au dépôt d’une plainte», a ajouté EDF.

Plusieurs intrusions dans des centrales

«Le bâtiment combustible est un bâtiment important pour la sûreté, dimensionné notamment contre les agressions externes naturelles ou accidentelles, ce qui lui assure une robustesse élevée. Le survol de drone ne constitue pas une menace vis-à-vis de la sûreté», a ajouté EDF, sans rien confirmer de plus.

Cette action intervient après des intrusions de militants de Greenpeace dans les centrales de Cattenom (est) en octobre et Cruas (sud-est) en novembre, qui avaient le même objectif de dénonciation de failles dans la sécurité des piscines de combustible. En 2014 et 2015, des drones avaient survolé plusieurs sites nucléaires français, des actions non expliquées à l’époque. Greenpeace avait démenti toute implication.

(L’essentiel/afp)

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