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États-Unis – Michelle Obama: «Trump a mis en danger ma famille»

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Dans ses mémoires, Michelle Obama confie ses difficultés à tomber enceinte, son désintérêt de la politique et l’impossibilité pour l’ancienne Première dame américaine de pardonner à Donald Trump la polémique sur la citoyenneté de son mari, selon des extraits de son livre. Dans «Becoming» («Devenir»), à paraître mardi, la native de Chicago se dit surprise que tant de femmes américaines aient voté pour le «misogyne» Trump, plutôt qu’Hillary Clinton en 2016.



Des biographies qui valent cher

En mars 2017, Barack et Michelle Obama ont conclu un contrat d’édition juteux avec la maison Penguin Random House pour la publication de deux biographies. Selon le Financial Times, l’éditeur, qui n’a pas donné de montant, aurait accepté de mettre sur la table plus de 60 millions de dollars pour s’assurer les droits des deux ouvrages.

Les écrits des anciens locataires de la Maison-Blanche sont une véritable aubaine pour les éditeurs américains. Le prédécesseur de Barack Obama à la Maison-Blanche, George Bush, avait lui obtenu environ dix millions de dollars pour ses mémoires, selon plusieurs médias américains. Avant lui, l’ancien président Bill Clinton avait reçu 15 millions de dollars pour son autobiographie «Ma vie».


Michelle Obama, 54 ans, ne cache pas le choc ressenti lorsqu’elle a entendu l’enregistrement de Donald Trump dans lequel il se vantait de pouvoir «attraper les femmes par la chatte». Elle évoque alors son «corps (qui) tremblait de colère». L’extrait le plus marquant dans ces attaques en règle contre le locataire de la Maison-Blanche? Elle ne lui «pardonnera jamais» la polémique sur le lieu de naissance de son mari.

Le milliardaire new-yorkais est l’un de ceux à avoir suggéré, à plusieurs reprises, que l’ancien sénateur de Chicago était né au Kenya et non aux États-Unis. Une façon de remettre en cause la légitimité du mandat du président Obama, la fonction suprême étant réservée aux personnes nées sur le sol américain.

«Je ne lui pardonnerai jamais»

C’était «fou et mesquin, bien sûr, le sectarisme et la xénophobie sont à peine dissimulés», tacle la première «First Lady» noire de l’histoire américaine. «Et si quelqu’un d’instable avait chargé un pistolet et était venu à Washington? Et si cette personne s’en était prise à nos filles?», accuse-t-elle, dans de premiers extraits diffusés vendredi par la chaîne ABC et le Washington Post.

«Donald Trump, avec ses insinuations bruyantes et irresponsables, a mis en danger ma famille. Et pour ça, je ne lui pardonnerai jamais». La réponse du président républicain n’a pas tardé. «Michelle Obama a été payée très cher pour écrire un livre et ils insistent toujours pour que vous sortiez des polémiques», a-t-il lancé à des journalistes avant de s’envoler pour la France pour les commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

Dans ses mémoires de 426 pages, l’avocate se livre aussi sur sa vie intime, évoquant sa fausse couche il y a une vingtaine d’années. «C’était comme si j’avais échoué, je ne savais pas que les fausses couches étaient si fréquentes parce qu’on n’en parle pas», a déclaré la quinquagénaire, dans des extraits d’une interview à la chaîne ABC pour présenter son ouvrage. «Nous sommes confrontées à notre propre douleur, pensant d’une certaine manière que nous sommes brisées».

«Nous travaillons sur notre couple»

Et l’épouse du 44e président des États-Unis d’ajouter: «C’est l’une des raisons pour lesquelles je pense que c’est important de dire aux jeunes mères que les fausses couches arrivent». Dans son livre, elle raconte aussi que leurs deux filles, Malia, 20 ans, et Sasha, 17 ans, sont venues au monde grâce à la fécondation in vitro. «L’horloge biologique est réelle», «parce que la production d’ovules est limitée», confie-t-elle à ABC. «Je l’ai réalisé quand j’avais 34 et 35 ans. Nous avons eu besoin de faire appel à la fécondation in vitro».

Son mariage n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, contrairement à l’image de couple parfait véhiculé par les Obama. L’ancienne Première dame révèle avoir suivi une thérapie de couple avec son mari. «Je connais beaucoup de jeunes couples en difficulté, et qui pensent que d’une certaine manière il y a quelque chose qui ne va pas chez eux. Et je veux qu’ils sachent que Michelle et Barack Obama, qui ont un mariage phénoménal et qui s’aiment, nous travaillons sur notre couple», précise-t-elle dans l’extrait de l’entretien à ABC qui sera diffusé dimanche.

(L’essentiel/jfe/afp)

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