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France – «Gilets jaunes»: un agent a eu la main arrachée

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Trente membres des forces de l’ordre, 16 policiers et 14 gendarmes, ont été blessés à la Réunion en intervenant contre les violences urbaines qui frappent l’île paralysée par les «gilets jaunes», a annoncé mercredi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Un premier bilan communiqué dans la matinée par la préfecture de la Réunion faisait état de 16 blessés, dont un commandant du GIPN, grièvement touché.



«Sévérité de mise»

Emmanuel Macron a déclaré mercredi, en ouvrant le conseil des ministres, que «la sévérité sera de mise» contre «des comportements inacceptables» lors des manifestations des «gilets jaunes».

«Il y a des souffrances légitimes qu’il faut entendre mais il y a aussi eu des comportements inacceptables. Il faut être intraitable sur l’ordre public. Nous ne pouvons accepter les deux personnes décédées, les blessés chez les manifestants et chez les forces de l’ordre, ni les propos racistes, antisémites ou homophobes», a affirmé le porte-parole du gouvernement.


Le policier a eu la main arrachée lors de l’explosion accidentelle d’une grenade dans son véhicule, alors qu’il était caillassé par de jeunes manifestants, a expliqué la préfecture. «Il a perdu une main cette nuit. Nous le vivons mal, cela aurait pu arriver à n’importe quel policier. La situation devient très très compliquée. L’enchaînement des jours, les déplacements à droite, à gauche, c’est très compliqué», a réagi Idriss Rangassamy, secrétaire départementale d’Alliance Police.

L’île a connu mardi soir une nouvelle nuit de violences, malgré le couvre-feu décrété par le préfet Amaury de Saint-Quentin, de 21h à 6h, pour 14 des 24 communes. Selon les chiffres de la préfecture de La Réunion, il y a eu 38 interpellations mardi soir, et au total 108 depuis samedi.

Flambée de violences

Fortement impactée depuis cinq jours par le mouvement des «gilets jaunes», l’île de La Réunion est confrontée à une flambée de violences comme elle n’en avait plus connu depuis près de trente ans et qui a largement débordé la question du pouvoir d’achat.

«L’évolution du mouvement est intolérable: les blocages routiers durant la journée se transforment en violences urbaines la nuit», avait dénoncé mardi soir la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, en évoquant des violences commises par «des jeunes gens qui n’ont rien à voir avec les gilets jaunes».

Écoles et collectivités fermées

À 12 heures (heure locale, 9h à Paris) mercredi, 25 barrages étaient dressés partout sur les routes réunionnaises, selon la direction régionale des routes (DRR), la plupart bloquants.

Les stations services de l’île commencent à souffrir des blocages: la plupart sont à court de gaz, certaines ont commencé à rationner l’essence et le gasoil (pas plus de 20 euros par personne). Les crèches, écoles, collèges, lycées et universités sont restés fermés mercredi. Certaines administrations et les services publics sont paralysés, les collectivités sont fermées.

(L’essentiel/afp)

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