Ultimate magazine theme for WordPress.

France/Grand Est – Un ex-médecin d’Épinal de nouveau condamné

35

Le radiophysicien condamné dans le scandale des surirradiations à l’hôpital d’Épinal (Vosges), Joshua Anah, a été de nouveau condamné, mercredi à Paris, dans un dossier distinct, pour sa responsabilité dans les surdosages dont a souffert un patient. En 1987 à Épinal, M. Anah, dont c’était le premier poste, avait modifié un logiciel utilisé dans le processus de traitement des cancers, et n’avait corrigé cette erreur qu’en 2000, en dépit de signaux qui auraient dû l’alerter dès 1995.

Au terme de l’enquête, le parquet avait requis un non-lieu. M. Anah, aujourd’hui sexagénaire, avait malgré cela été renvoyé en correctionnelle pour les implications de cette modification sur la santé de trois patients, deux femmes et un homme. Le tribunal correctionnel l’a jugé coupable de blessures involontaires par imprudences et négligences dans le cas de cet homme, depuis décédé, qui avait subi un surdosage de 7%. Il l’a relaxé s’agissant des deux femmes, faute de pouvoir établir un lien entre leurs séquelles et les surdosages.

Six mois avec sursis

L’ancien radiophysicien a été condamné à six mois de prison avec sursis – le tribunal tenant compte de «la faiblesse de la formation des radiophysiciens dans les années 80» et des «défaillances du service de radiothérapie d’Épinal entre 1987 et 2000». Lors de son procès, M. Anah a maintenu avoir agi à la demande des radiothérapeutes, afin de rendre les feuilles de calcul plus lisibles, et assuré que toute modification des paramètres de calcul serait involontaire. Sa défense avait plaidé sa relaxe, estimant qu’aucun lien de causalité ne pouvait être établi entre les souffrances des trois patients et la modification du logiciel.

Sa nouvelle peine ne s’ajoutera pas aux trois ans avec sursis auxquels il a été condamné en juillet 2015, au terme du deuxième procès du scandale des surirradiés dans le même hôpital, à Épinal. Le tribunal a opté pour une confusion de peine, qui permet d’inclure les six mois avec sursis dans les trois ans avec sursis déjà prononcés. Les surirradiations à l’hôpital d’Épinal furent le pire accident de ce type jamais enregistré en France.

(L’essentiel/afp)



Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

commentaires