Ultimate magazine theme for WordPress.

France – Il refuse des photocopies à la sœur du boss: viré

100

Steevy M., salarié à l’espace SFR de Montesson (Yvelines) en France, a perdu son travail à la suite d’un malheureux incident. Choqué par son licenciement, il a ouvertement raconté son histoire à nos confrères de 20minutes.fr.

Les faits remontent au 15 mai dernier. Une cliente lui a demandé un service un peu particulier. En se présentant comme une salariée de SFR La Défense, elle a exigé d’avoir la photocopie de ses feuilles d’imposition. Elle a également voulu obtenir des photocopies pour l’une des personnes qui l’accompagnait. «Je lui ai alors dit que ce n’était pas possible, que je ne pouvais pas me permettre d’utiliser autant de feuilles de papier au détriment des autres clients», a confié l’homme.

Face à ce refus, la cliente a déclaré qu’elle était la sœur du directeur général délégué de SFR, Armando Pereira, et a assuré que l’employé «allait avoir des problèmes». La femme a finalement obtenu les photocopies souhaitées, mais de la part du responsable de la boutique.

Les problèmes sont effectivement survenus. Le 14 juin, Steevy M. a reçu sa lettre de licenciement. Il lui est notamment reproché «de n’avoir réalisé aucune photocopie, et d’avoir haussé le ton contre la cliente, devant les autres personnes en déclarant: “J’en ai rien à foutre, je ne le ferai pas”». La lettre souligne aussi que de tels faits portent atteinte à l’image de l’entreprise.

De son côté, le vendeur a assuré qu’il n’a jamais haussé le ton. Sa version a été confirmée par une autre cliente présente dans le magasin et n’ayant aucun lien de parenté ni d’amitié avec lui. Elle a raconté que la dame qui s’était présentée comme «la sœur du patron» a «ordonné à Steevy M. d’exécuter ses désirs» et qu’elle a affirmé «avoir le pouvoir de lui faire perdre son emploi». Et que, face à ces menaces, «le supérieur de Steevy M. n’a eu d’autre solution que de satisfaire ses caprices».

Steevy M., qui a engagé un avocat, compte bien contester son licenciement et aller jusqu’aux prud’hommes.

(L’essentiel/ka)

commentaires