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France – Quand les «gilets jaunes» sont pris à leur propre jeu

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Le président français Emmanuel Macron a prôné mardi le «dialogue» pour convaincre les «gilets jaunes», ces manifestants excédés par la hausse des taxes sur les carburants, de cesser leur mouvement de blocage des autoroutes et des dépôts pétroliers dont les forces de l’ordre s’emploient à dégager les accès. Directement interpellé par les contestataires tout au long des manifestations, le président français, en visite d’Etat en Belgique, a jugé «normal» qu’il y ait des protestations, réexpliquant que le gouvernement souhaitait à la fois «taxer davantage les énergies fossiles» et avoir «un accompagnement des plus modestes».

«C’est dans le dialogue qu’on peut en sortir, dans l’explication, dans la capacité à trouver à la fois le bon rythme et les solutions de terrain», a-t-il ajouté. D’abord concentrés sur la hausse du prix des carburants, les griefs des «gilets jaunes» se sont élargis à une dénonciation plus globale en matière de taxation et de baisse du pouvoir d’achat. «Nous gagnerons par la cohérence, la constance et la détermination», a quant à lui assuré le Premier ministre Edouard Philippe aux députés de La République en Marche (LREM, parti au pouvoir), selon des participants à cette rencontre.

Effet boomerang

Mardi, des manifestants continuaient leurs actions, ce qui a eu le don d’en agacer plus d’un. En Normandie par exemple, des chauffeurs poids-lourds se sont heurtés à un barrage de gilets jaunes qui bloquaient complètement la circulation sur l’autoroute A84. Excédés de ne pas pouvoir travailler, les routiers ont décidé de prendre les gilets jaunes à leur propre jeu. «Ils veulent pas faire du filtrant? Eh ben on va les bloquer aussi. Ils verront ce que c’est de pas rentrer chez soi le soir», ont-ils lancé, d’après France Bleu. A l’aide d’un semi-remorque, les chauffeurs poids-lourds ont ainsi bloqué les bloqueurs, empêchant les gilets jaunes de passer en voiture.

«On a une dérive totale d’une manifestation qui pour l’essentiel était bon enfant samedi», a dénoncé mardi sur France 2 le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, montrant du doigt une «radicalisation» et «un très très grand nombre de blessés».

Son collègue à l’Économie, Bruno Le Maire, a de son côté déploré «un certain nombre de dérives dans ces manifestations, homophobes, racistes», avec «de la violence».

Premières condamnations

Ce mouvement lancé sur les réseaux sociaux, qui a débuté le 17 novembre et n’a pas de leader connu, est soutenu par près des trois quarts des Français, d’après plusieurs sondages. Lundi, la justice a prononcé de premières condamnations, notamment à Strasbourg (est) où un homme de 32 ans a été condamné lundi à quatre mois de prison ferme pour mise en danger de la vie d’autrui et entrave à la circulation.

La grogne pourrait se poursuivre dans les prochains jours: des appels à bloquer Paris samedi commencent à fleurir sur les réseaux sociaux. C’est ce jour-là que, selon Le Parisien, quatre hommes – placés en détention provisoire samedi dans le cadre d’une enquête antiterroriste – ont envisagé de déclencher une attaque terroriste en France, profitant de la mobilisation des forces de l’ordre face aux «gilets jaunes».

(L’essentiel/afp)



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