Ultimate magazine theme for WordPress.

Gabon : un patient, deux clans

41

L’arrivée d’Ali Bongo Ondimba au Maroc, où il poursuit sa convalescence depuis le 29 novembre, marque l’épilogue d’un bras de fer entre deux clans dans le cercle proche du chef de de l’État gabonais.


Dans la nuit du 28 au 29 novembre, un avion transportant Ali Bongo Ondimba s’est envolé de Riyad, direction Rabat. À son bord, le Coréen Park Sang-chul, responsable de la sécurité personnelle du président, Jean-Luc Ndong Amvame, son aide de camp, ainsi que du personnel soignant. Sylvia Bongo Ondimba, elle, a quitté l’Arabie saoudite par un autre vol.

Le ton est monté

C’est l’épilogue d’un long bras de fer, au cours duquel deux clans se sont opposés. La première dame, qui était soutenue par le directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga et par une partie du Palais, a dû renoncer à amener son époux à Londres, qui abrite pourtant un centre hospitalier spécialisé de renommée mondiale et où le couple possède une propriété.


>>> À LIRE – [Édito] Libreville Parano


Ni une partie du gouvernement, ni le médecin personnel d’ABO, ni l’appareil sécuritaire (dont Étienne Massard, le ministre de la Défense, et Lambert Matha, son collègue de l’Intérieur) ne l’entendaient de cette oreille, peu enthousiastes à l’idée de laisser le président s’installer à Londres sans véritables garanties de sécurité. Des réunions se sont succédé, le ton est parfois monté.

commentaires