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Grande Région – La PME textile vosgienne Valrupt est sauvée

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En redressement judiciaire depuis mars, la PME est rachetée par Cote d’Amour pour son activité de confection de linge de maison et par Modetic (marque de jeans 1083) pour celle de tissage et filature, a indiqué vendredi le cabinet parisien d’administrateurs judiciaires BCM. Le tribunal de commerce de Paris, lieu du siège social de Valrupt Industries, a retenu vendredi l’offre de Modetic après avoir déjà retenu celle de Cote d’Amour lors d’un premier jugement partiel courant août, a annoncé Me Jean-Baptiste Albertini, associé chez BCM.

Les deux nouveaux propriétaires conserveront au total 65 à 69 emplois, ont-ils indiqué: 35 pour Cote d’Amour et «30 à 34» pour Modetic/1083. La reprise implique ainsi la suppression d’un peu plus de 30 emplois puisque Valrupt Industries comptait 102 salariés permanents avant son dépôt de bilan il y a six mois. Le bilan social «reste toutefois positif», selon BCM. Il marque une amélioration par rapport aux projections initiales qui portaient sur 48 emplois sauvés, soit 24 pour chaque repreneur.

«L’une des dernières filatures de coton en France»

Les «perspectives de commandes» et le «bilan de la réorganisation» ont amené Cote d’Amour à conserver 11 personnes de plus, a souligné Geoffroy Defer, son représentant local. Les discussions avec ce repreneur de la confection ont également permis à Modetic de réviser à la hausse sa prévision d’effectifs, qu’il lui reste à affiner, selon son gérant, Thomas Huriez.

Basée à Paris, la société familiale Cote d’Amour trouve avec Valrupt Industries l’occasion de renforcer son cœur d’activité, la confection, a expliqué M. Defer. Modetic, qui est installé à Romans-sur-Isère (Drôme) et se présente comme un fabricant indépendant de «vêtements écologiques, équitables et made in France», «évite une délocalisation de production» en sauvant son «principal fournisseur en tissage» et «l’une des dernières filatures de coton en France», a souligné M. Huriez.

Valrupt Industries, dont l’origine remonte au 19e siècle, avait subi un effondrement de ses marges dans la grande distribution, avait expliqué sa direction au moment du placement en redressement judiciaire.

(L’essentiel/afp)

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