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INFRASTRUCTURES SANITAIRES: le constat accablant du parlement

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La Commission ‘’santé’’ de l’Assemblée nationale était hier avec les médias pour leur faire le bilan de la visite que certains ses membres ont effectuée dans les structures sanitaires des régions du pays afin de toucher du doigt la réalité des infrastructures. Et le constat qui en découle n’est pas des plus reluisants.

 Pendant un mois, les 13 députés concernés  ont profité de  leur période de vacance pour  sillonner  les 4 régions naturelles du pays et  Conakry. Selon honorable Ben Youssouf Keita, président de la commission, la mission a constaté  au cours de sa visite  qu’il y a du chemin à faire. «  Le constat général n’est pas du tout satisfaisant. Car, les infrastructures hospitalières datent de la période coloniale,  en commençant par l’hôpital Ignace Deen, construit depuis 1901 et  rénové une seule fois en 1974. Aujourd’hui, il est totalement vétuste. Nous avons des bons cadres, des bons médecins et même des spécialistes venus de l’étranger souvent même qui travaillent bénévolement. Malheureusement ils n’ont pas de matériel de travail », a-t-il expliqué. Etant donné que  l’Hôpital Donka est en rénovation, seul l’hôpital Sino-guinéen, dit-il, répond aux normes.  « Là aussi, il y a un  manque de matériels. Par exemple, le scanneur qui s’y trouve est de 2 barres, alors qu’il faut 6 barres. Il y a un manque criard d’équipements », a souligné l’honorable Ben Youssouf.

Parlant des centres médicaux communautaires,  le président de la commission ‘’santé’’ du parlement, a révélé : «  nous avons par exemple  »Flamboyant » que nous avons visité hier. Il était conçu comme un centre de santé. Mais aujourd’hui, il joue pratiquement le rôle d’un hôpital préfectoral à cause de la fréquentation de la population et à cause de la qualification du personnel qui y travaille. Malheureusement, il n’y a pas de moyens, les matériels n’existent pas, ceux qui existent sont vétustes ».

Selon  lui,  70 % des  matériels utilisés dans nos hôpitaux sont vétustes. « A cela  s’ajoute la vétusté des infrastructures. N’oubliez pas qu’en dehors de la période coloniale, c’est seulement en 1963, lors  du plan triennal de feu Ahmed Sékou Touré, que  les préfectures ont été dotées d’infrastructures hospitalières. Mais aujourd’hui,  il n’ya ni eau, ni électricité dans ces établissements. Dans certains endroits, vous trouvez même des matériels qui datent de la 2ème guerre mondiale », a déclaré Ben Youssouf.  Cet état de fait, à son avis, s’explique par la faiblesse du budget alloué à la santé.  « En 2017,  après notre tournée  à l’intérieur du pays, nous avons plaidé et  avec l’ensemble des députés, nous avons reçu avec le gouvernement à faire passer le budget de 2,3% à seulement  8,2%. Mais 95% de ce montant sert seulement  à payer le personnel médical », précise-t-il.


Inquiet, le député se pose plusieurs  questions : comment on va investir ? Avec quoi on va investir ?  Avec quoi on va rénover les hôpitaux ? Avec quoi on va procéder à l’achat de matériels de dernière génération ?

Notons  qu’est avec l’accompagnement de Search for common Ground que la visite  des députés dans les structures sanitaires a pu se faire

Balla Yombouno

 628742308

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