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INSTITUTION: l’INIDH tient sa session ordinaire

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La  2ème session  plénière de  l’Institution nationale indépendante  des droits humains (INIDH), s’est ouverte ce vendredi 7 septembre 2018, au palais du peuple en présence de l’ensemble des commissaires membres de l’institution. Le président de l’INIDH en a profité pour rappeler à ses collègues ce qui est attendu d’eux.

Les travaux ont proprement commencé par l’élection de Mariam Ciré Keita  au poste de  rapporteur  général de l’INIDH qui  était jusque-là vacant. Puis, dans la foulée, Dr. Alia Diaby, le président a annoncé que des commissaires seront prochainement déployés sur le terrain dans le cadre du monitoring des lieux de privation de liberté  notamment les unités de gendarmerie  et de la police ainsi que les prisons et maisons centrales  dans les huit (8) régions administratives  de la Guinée. « L’objet  de ce déploiement est de disposer  d’informations sur les prisons du pays au sujet desquelles tout ou presque a été dit. On rapporte en gros que les prisons guinéennes sont surpeuplées, insalubres et vétustes ou encore que les détenus sont mal nourris, déshydratés et à la merci des maladies. Mais pourquoi  y revenir ? Parce que les prisons sont un des meilleurs étalons de mesure de notre civilisation et plus exactement de notre humanité », explique-t-il.

Au cours de la même mission, poursuit-il, les commissaires auront également la latitude d’observer si « des personnes privées de libertés ont été arrêtées et sont détenues sans être traduites devant une autorité judiciaire ;  si des personnes  privées de libertés ont été arrêtées et sont détenues dans des lieux de détention qui ne sont pas  sous le contrôle de l’autorité judiciaire, si des détenus ont été traduits devant une autorité judiciaire , mais n’ont pas été libérés lorsque leur mise en liberté  a été ordonnée ;  si les conditions  de détention répondent aux normes régissant les conditions matérielles répondant  à l’obligation de traiter  les détenus avec dignité et humanité , si les règles minimales en matière de séparation des catégories de détenus et celles relatives aux locaux de détention (hygiène , alimentation,  soins médicaux , information de détenus sur leurs droits), sont respectées…»


De son côté, Louis-Marie Bouaka, représentant du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, tout en se réjouissant de la tenue de cette deuxième session plénière, a néanmoins rappelé l’urgence de hâter les pas. « Depuis le renouvellement du bureau, nous constatons  que l’INIDH est en train d’assurer sa visibilité, cela va dans le sens du respect de la loi qui l’a créée  et nous savons que les défis sont très immenses. Et l’INIDH devrait se mettre au travail pour pouvoir  accomplir  son mandat. Aujourd’hui, le bureau vient d’être complété par l’élection du rapporteur, et nous pensons que les travaux de cette deuxième session pourront se dérouler  avec succès ».

Balla Yombouno 

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