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Israël : une alya pour la paix

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Alors que des heurts ont à nouveau éclaté entre Gaza et l’État hébreu, de jeunes Juifs nord-américains s’installent en Terre sainte pour tenter de faire évoluer la situation.


Ce 12 septembre, le Boeing dans lequel a pris place Julie Weinberg-Connors se pose à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. Cette Américaine de 23 ans originaire de Boston n’en est pas à son premier séjour en Israël. Mais, au contrôle aux frontières, un agent de sécurité la retient.

« Vous êtes-vous rendue en Cisjordanie ? », insiste-t-il. Julie acquiesce, déstabilisée par son ton péremptoire. Elle cite notamment le village bédouin de Khan al-Khmar, menacé de démolition par les autorités israéliennes. « Vous n’avez pas le droit d’y aller et je ne peux pas vous laisser passer. Vous êtes là pour provoquer des troubles », rétorque l’agent.

Elle a pourtant en sa possession un visa d’immigrant valable jusqu’en mars 2020, obtenu lors de son dernier passage en Terre sainte en avril. En tant que Juive, elle bénéficie de la loi du retour qui lui permet d’accéder à la citoyenneté israélienne.

Le problème ? Son activisme au sein de l’organisation juive américaine All That’s Left (« Tout ce qu’il reste à faire »), étiquetée d’extrême gauche car hostile à l’occupation des territoires palestiniens. Julie arrive à joindre son avocate. Plusieurs députés du parti Meretz se mobilisent en faveur de la jeune femme, qui est finalement relâchée au bout de deux heures et demie par les services de l’immigration.

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