Ultimate magazine theme for WordPress.

Italie – Matteo Salvini rassemble ses troupes à Rome

11

Des milliers de personnes venues de toute l’Italie étaient rassemblées samedi matin à Rome à l’appel de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini pour célébrer les six premiers mois de pouvoir du nouvel homme fort du gouvernement. «L’Italie relève la tête», «Les Italiens d’abord», «Six mois de bon sens au gouvernement», proclamaient les immenses banderoles bleues de la tribune, sous un franc soleil.

La Ligue, parti sécessionniste du nord du pays rongé par les scandales que Matteo Salvini a transformé en formation nationaliste triomphante, avait affrété trois trains spéciaux et plus de 200 bus pour acheminer les manifestants vers la capitale, où elle n’était jusqu’à présent pas implantée.

La manifestation a été précédée d’une campagne de publicité singulière, avec des images sur les réseaux sociaux montrant des photos peu flatteuses des principales bêtes noires du parti (personnalités de gauche, journalistes, artistes…) frappées de la mention «Lui/Elle n’y sera pas».

Des Romains avaient réagi en placardant dans la ville des affiches où des personnalités historiques romaines s’offusquaient, en dialecte: «La Ligue à Rome? C’est comme la carbonara avec de la crème fraîche», disait une cuisinière, «C’est un nouveau coup de couteau», assurait Jules César.

Sa popularité explose

Arrivé en tête de la coalition de droite aux législatives de mars avec 17% des voix, Matteo Salvini a formé une alliance gouvernementale avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), premier parti du pays avec 32,5% des voix. Mais son discours de fermeté contre les migrants et contre les règles européennes a fait exploser sa popularité: dans les sondages, la Ligue dépasse désormais les 30%, tandis que le M5S est en nette perte de vitesse.

Les deux partenaires gouvernementaux sont actuellement unis dans leur bras de fer avec la Commission européenne autour de leur budget 2019 résolument anti-austérité, qui prévoit pour l’instant un déficit à 2,4% mais que Bruxelles a rejeté en raison de la dette publique colossale du pays. Mais les tensions et rivalités sont fortes au sein de la coalition, dont certaines promesses électorales sont incompatibles et qui seront rivales lors des élections européennes prévues en mai.

(L’essentiel/afp)

commentaires