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KINDIA : enseignants et élèves exigent l’observation de la grève

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Très tôt ce matin, les enseignants titulaires de Kindia se sont massivement mobilisés devant la Direction préfectorale de l’éducation (DPE), pour protester contre la suspension des salaires de certains enseignants. Mais aussi pour exiger le respect du mot d’ordre de grève déclenché par le SLECG.

Les enseignants titulaires ayant constaté, notamment quelques jours, que certaines écoles notamment privées, ont repris les cours, ont décidé lors de l’AG du samedi passé, de sévir contre cette situation. C’est pourquoi ce matin, fortement mobilisés, ils ont ciblé les écoles en question dont le lycée 28 septembre, le collègue Sarakoléyah, le lycée Stéphane plus, la Francophonie, l’école primaire de Condétah et les autres écoles périphériques de la ville. Aussi, ce matin, dans ces écoles, les cours n’ont pas eu lieu.

Le mouvement dans son ensemble était dirigé par des enseignants grévistes, qui ont réussi à rallier à leur cause une frange importante des élèves dont quelques-uns ont procédé à des jets de pierres. Ce qui a engendré une certaine panique dans les enceintes scolaires. Très vite, la ville, dans sa totalité, s’est retrouvée en ébullition. Interrogé, un élève ayant requis l’anonymat reconnait que les cours ne se tiennent pas normalement bien que certains enseignants viennent à l’école. « Chaque matin, les enseignants contractuels viennent en classe. Mais nous avons du mal à les comprendre. Ils n’ont ni la pédagogie, la formation requise. Ce sont nos responsables d’école qui nous obligent à rester en classe », déclare-t-il.


Un enseignant gréviste d’un lycée de la ville annonce : « Ce qui a commencé ce lundi va se poursuivre toute la semaine. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout ». Les parents d’élèves, pris de peur, et en rangs dispersés, cherchaient leurs enfants dans les différentes écoles. Dans le feu de l’action, l’un d’eux crie son exaspération : « Nous ne sommes pas contents de la situation actuelle de notre pays, ce gouvernement est en train de bafouer l’éducation de nos enfants et finalement nous serons obligés de nous joindre aux enseignants pour une reprise effective des cours ».

A l’heure où nous mettons cette dépêche en ligne, l’enceinte de la DPE et ses alentours sont pris d’assaut par un impressionnant déploiement policier.

Balla Fakoly, depuis Kindia

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