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LFR: les dépenses revues à la baisse

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Ce mardi, la session extraordinaire de l’Assemblée nationale relative à l’examen de la Loi des finances rectificative, a pris fin à l’hémicycle, sis au palais du peuple. Mais bien avant, les députés avaient mis la journée d’hier à profit pour valider et adopter le volet dépenses de la loi. Et il en résulte qu’à l’instar des recettes, les dépenses baissent d’un cran. Initialement, elles étaient plafonné à 20. 861,9 milliards GNF. Désormais, elles culminent à  19.190 milliards 550 millions 720 mille 887 GNF.

Dans son volet dépenses, le budget initial de l’Etat est ainsi amputé de 1 671,3 milliards ainsi répartis: dépenses courantes pour 646,2 milliards et dépenses d’investissement pour 1 025,1 milliards. Il apparait aussi que les charges financières de la dette extérieure sont revues à la baisse pour 76 milliards représentant 9,67% des dépenses courantes.

Les traitements et salaires, quant à eux, passent de 4 717,7 milliards à 4 631,91 milliards soit une baisse de 85,8 milliards, ce malgré l’augmentation de 20% des salaires des agents de l’Etat. Afin de contenir justement l’impact de cette augmentation, il est envisagé le gel des recrutements de nouveaux fonctionnaires, le décalage de la mise en œuvre du statut particulier de certains catégories des agents de l’Etat, etc.

Justifiant la baisse des dépenses, l’Honorable Michel Kamano, président de la Commission Economie et Finances, rappelé que : «quand les recettes baissent, la conséquence logique veut qu’on baisse les dépenses. Cela va permettre de maintenir les équilibres pour négocier avec nos partenaires de façon à ce que vous ne viviez pas au-dessus de vos moyens. C’est pour ça que le gouvernement a ajusté les dépenses pour pouvoir tenir les équilibres macro-économiques globaux et maintenir le programme de coopération avec nos principaux partenaires ».  Quant aux causes de la baisse des recettes, elles-mêmes, elles seraient en grande partie liées aux soubresauts et perturbations que le pays a connus une bonne partie de l’année. Entre la grève du SLECG et les manifestations politiques liées au contentieux électoral, l’économie du pays a tourné au ralenti pendant tout le premier trimestre de l’année. Or, à cela, on peut ajouter qu’entre l’annonce par le président de la République, d’un grand remaniement ministériel, le 8 mars 2018, et la nomination effective d’Ibrahima Kassory Fofana, fin mai,  le pays était également dans un attentisme qui n’aura pas permis d’engranger des résultats.


Autant de choses qui, à la fin du compte, rejaillissent sur  les investissements publics qui, eux aussi, passent de 8 047,9 milliards à 7 022,76 milliards, en raison essentiellement au gel de certains projets non encore en maturité qui représentaient 36,59% des dépenses totales

Ibrahima Kindi BARRY

621 265 823

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