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Nicaragua – Un juge dénonce un «État de terreur»

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Le magistrat, qui était considéré comme un homme de confiance du régime, s’attaque à Ortega et dénonce la terreur qui règne dans le pays. Il a présenté sa démission dans une lettre envoyée au chef de l’État et à la vice-présidente, Rosario Murillo, épouse de M. Ortega, ainsi qu’au président du Parlement, selon les médias La Prensa et Confidencial.




Manifestation et répression au Nicaragua



Dans sa missive datée du 8 janvier, le juge accuse le couple présidentiel d’imposer «un État de terreur avec l’usage excessif de forces para-policières ou policières avec des armes de guerre, qui ont semé la peur dans notre pays où il n’y a plus aucun droit respecté».

Ce sont, selon lui, «les conséquences inévitables» de l’installation et de la consolidation d’un régime qui présente «un caractère de monarchie absolue de deux rois qui ont fait disparaître tous les pouvoirs de l’État», y compris celui du judiciaire.

Crise politique

Le magistrat, qui était en poste depuis plus de dix ans, était considéré comme un des hommes de confiance de Daniel Ortega. Il a également annoncé quitter toutes ses «fonctions politiques, y compris l’adhésion au FSLN (front sandiniste de libération nationale)».

Il est le premier personnage haut placé à démissionner depuis le début de la crise politique que connaît le Nicaragua depuis environ neuf mois. Ces troubles ont fait plus de 320 morts, tandis que plus de 600 manifestants ont été jetés en prison, dont plus de la moitié ont déjà été condamnés à de lourdes peines pour «terrorisme».

L’ancien guérillero Daniel Ortega (73 ans), au pouvoir depuis 2007, est accusé par ses opposants d’avoir monté avec son épouse un régime népotiste et corrompu.

(L’essentiel/afp)

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