Ultimate magazine theme for WordPress.

Nucléaire – La Belgique a ignoré les risques des centrales

61

«La loi de prolongation (…) des centrales nucléaires de Doel 1 et de Doel 2 a été adoptée en méconnaissance» du droit européen, selon lequel «une évaluation environnementale» doit être réalisée, considère-t-elle. Elle ajoute cependant que les effets de cette loi peuvent être maintenus dans ce cas précis pour «des raisons de sécurité d’approvisionnement».

Les conclusions des avocats généraux ne lient pas la Cour établie à Luxembourg, mais sont généralement suivies. La Belgique a décidé en 2003 de mettre fin à la production nucléaire d’électricité, s’engageant à mettre hors service ses centrales après 40 ans de service.

Prolongées jusqu’en 2025

Deux des quatre centrales situées à Doel près d’Anvers (nord) auraient ainsi dû fermer en 2015, mais le gouvernement a décidé cette année-là de prolonger leur activité de 10 ans, c’est-à-dire jusqu’en 2025. Deux associations belges de protection de l’environnement ont alors saisi la Cour constitutionnelle du pays pour faire annuler cette loi, estimant qu’une évaluation environnementale aurait dû être réalisée.

La haute juridiction belge avait finalement saisi la CJUE pour avoir son éclairage. Si l’avocate générale donne raison aux ONG belges, elle estime cependant que la Belgique peut, «à titre exceptionnel», «maintenir provisoirement les effets» de sa loi.

Tihange inquiète le Luxembourg

Il faut pour cela que la situation soit rapidement régularisée, – c’est-à-dire qu’une évaluation environnementale soit réalisée, mais aussi que prévalent «des intérêts publics impératifs», en l’occurrence «la sécurité d’approvisionnement» de la Belgique en électricité.

La Belgique dispose actuellement de sept réacteurs nucléaires, tous âgés d’environ 30 à 40 ans, exploités par Electrabel, filiale du géant français Engie (ex-GDF Suez). Ils sont situés près des frontières du nord et de l’est, et deux d’entre eux (Doel 3 et Tihange 2) ont des cuves fissurées au point d’être jugés «épuisés» voire dangereux par les voisins, Pays-Bas, Luxembourg et Allemagne.

(L’essentiel/afp)



Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

Les commentaires les plus populaires

Les derniers commentaires

commentaires