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Numérique : Atos s’arme face à la concurrence indienne

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Le groupe français mise beaucoup sur le big data et la cybersécurité, deux secteurs qui tirent vers le haut la croissance de ses activités.

Le français Atos avance ses pions sur le continent. Actif auprès de ses clients dans la mise en place d’infrastructures de réseau et de stockage informatiques, de systèmes applicatifs, mais aussi dans le big data et la cybersécurité, le géant français (12,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et 100 000 salariés) revendique la place de leader de son secteur en Afrique francophone et au Maghreb, avec près de 2 500 salariés sur le continent.

Son PDG, Thierry Breton – qui fut jadis patron de France Télécom, l’ancêtre d’Orange, et ministre français de l’Économie –, et Francis Meston, le patron de la zone Afrique et Moyen-Orient, tous deux convaincus du très fort potentiel du continent, veulent faire de leur groupe un pionnier du digital en Afrique grâce à des équipes locales plus importantes et davantage panafricaines que celles de leurs grands concurrents américains – Microsoft en tête –, indiens – Tech Mahindra et Tata Consultancy Services (TCS) –, mais aussi marocains et sud-africains.

Percée dans les services aux collectivités locales

Issu des rapprochements successifs, entre 2000 et 2014, d’Atos avec Origin (filiale informatique de Philips), puis SchlumbergerSema, Siemens IT et Bull et une dizaine d’autres sociétés présentes dans l’informatique et les nouvelles technologies, le groupe ainsi constitué a hérité d’une présence inégale sur le continent, essentiellement venue de Bull (actif auparavant en Algérie, en Côte d’Ivoire et au Sénégal). Il a pris son temps pour se mettre en ordre de bataille en Afrique.

Les demandes des clients africains remontent systématiquement par métier dans les centres de solutions du siège parisien

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