Ultimate magazine theme for WordPress.

N’ZEREKORE : les droits humains au centre d’un atelier à l’intention de la société civile

9

Ouverture hier mardi 13 novembre 2018 à N’zérékoré, d’un atelier de formation à l’intention des acteurs régionaux de la société civile  évoluant dans la protection des droits de l’homme. Plus précisément, la formation est axée sur les techniques de monitoring, de reporting et de l’observation des procès.  Initié par le Haut-commissariat des Nations-unies aux droits de l’homme,  en partenariat avec le ministère fédéral des Affaires étrangères d’Allemagne, elle vise à renforcer la capacité des organisations locales de défense des droits  de l’homme de la région sur les techniques liées à la protection des droits humains.




 

Au total, ils sont une trentaine d’acteurs d’organisations locales de défense des droits de l’homme évoluant dans les préfectures de Gueckédou, Macenta, Lola, Beyla, Yomou et N’zérékoré,  ainsi que des médias,  à prendre part à cette rencontre de trois jours.

A l’entame, le chef du sous-bureau des droits de l’homme de N’zérékoré, Chanel Kavabushi,  a rappelé le rôle dévolu aux organisations de la société civile par rapport aux droits humains. Selon lui,  partout dans le monde, les acteurs de la société civile, les organisations non gouvernementales, les organisations communautaires, les groupes confessionnels, les syndicats, les populations et les partenaires sociaux contribuent à l’avancement des droits de l’homme. « Ces acteurs cherchent à influencer les politiques publiques à travers le plaidoyer et l’éducation des agents des gouvernements, des politiciens, des entreprises, des organisations internationales et du grand public »,  souligne-t-il. Qui ajoute que les acteurs de la société civile travaillent également à aider les communautés en conflit. «  Ils font de la recherche et surveillent la situation des droits de l’homme », précise-t-il.

En dépit de la bonne volonté,  Chanel Kavabushi dit constater cependant des faiblesses au niveau des structures locales de protection des droits de l’homme : « face à aux défis des droits de l’homme, force est de constater que la plupart des acteurs de la société civile ne produisent pas de rapports sur la situation des droits de l’homme. Ils se limitent aux dénonciations ponctuelles des situations qui se présentent. En plus, ils ne disposent pas de mécanismes de suivi systématique des cas de violations pour mieux accompagner la procédure de traitement des dossiers par les instances compétentes et défendre  aussi bien les droits des présumés auteurs que des victimes », a-t-il déploré.

En présidant l’ouverture des travaux, le Directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré, Jean Smith Sandy a affirmé que la société civile joue un rôle très important dans le maintien de la paix et de la cohésion sociale. « La société civile en principe doit observer la neutralité dans l’analyse des problèmes sociaux.  C’est pourquoi je vous invite à une participation effective à cet atelier », a invité Jean Smith Sandy.


Il faut noter que ces trois jours seront mis à profit pour échanger sur les thématiques que les droits de l’homme, la violation des droits de l’homme, les obligations des Etats, la stratégie de monitoring, les systèmes de protection des droits de l’homme, la protection des sources d’information, le monitoring des élections, le monitoring des procès, le monitoring des lieux de détention et la stratégie de monitoring d’une manifestation publique.

N’zérékoré, Niouma Lazare Kamano pour ledjely.com

Contact : 62278350

Print Friendly, PDF & Email
commentaires