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N’ZEREKORE : les prix des fournitures scolaires montent en flèche

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Dans le sud du pays notamment à N’Zérékoré, en cette veille de rentrée scolaire, les parents d’élèves sont désemparés. En effet, alors que les cours sont censées reprendre le 3 octobre, les fournitures y sont particulièrement inaccessibles. Cahiers, stylos, sacs et tissus pour les uniformes y sont inabordables. La dernière hausse du prix des carburant y serait pour quelque chose. Mais aussi la dégradation de la route entre Guéckedou et Macenta. 

A deux semaines de la reprise des classes, les parents d’élèves de la région forestière en général et ceux relevant de N’zérékoré en particulier n’en finissent pas de se plaindre. Tous interpellent l’Etat auquel, sans grand espoir, ils demandent de leur venir en aide.

C’est le cas de Moïse Délamou, ingénieur informaticien de profession. Venu acheter les fournitures pour ses enfants au grand marché de N’zérékoré, il dit ne pas comprendre l’augmentation qu’il y a eu entre temps. « Vraiment, le marché est dur« , se plaint-il. De fait, la douzaine de cahiers qui, en juin dernier, était vendue à 14.000 GNF s’y négocie à présent à entre 15 et 16.000, selon les vendeurs. « Quant aux tenues, je voulais en acheter deux complets, mais avec le prix auquel ils vendent, je ne peux qu’acheter les cahiers et les stylos« , poursuit Delamou qui promet d’aller voir si au sein des écoles, il peut trouver des uniformes à des prix plus raisonnables. .


A ces complaintes des parents qui reprochent au passage aux commerçants d’avoir procédé à une augmentation fantaisiste des prix, les vendeurs répondent en invoquant la hausse du prix du carburant à la pompe et l’état calamiteux des routes. Selon Mamadou Alpha Sow en effet, depuis que le gouvernement a fait passer le prix des produits pétroliers à la pompe de 8000 à 10.000 GNF, les prix de tous les produits sur le marché ont été revus à la hausse par les fournisseurs. Ce à quoi, selon lui, serait venu se greffer la dégradation de la route. « Non seulement les frais de transport ont augmenté, mais en plus, vous pouvez faire plusieurs jours dans la boue« , explique-t-il.

Suffisamment consciente des problèmes auxquels elle va devoir faire face, Martine Kolié, quant à elle, sollicite du gouvernement qu’il facilite la reprise des classes.

Niouma Lazare Kamano correspondant régional pour www.ledjely.com

Contact : 622783505

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