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Procès pour viol en France – «Elle ne parlait plus parce qu’elle était en larmes»

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Emily Spanton ne voulait pas s’adresser à des hommes, policiers ou non, une fois descendue des bureaux de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention), où elle dit avoir été violée par deux policiers, autour de 1h du matin, dans la nuit du 22 au 23 avril 2014. Elle s’est en revanche confiée à la fonctionnaire de police Alexandra H., arrivée sur les lieux à 2h45. «J’étais la seule femme ce soir là», a raconté cette femme, qui travaillait au moment des faits au dépôt de Paris.

Elle a expliqué qu’Emily Spanton était «très choquée». Elle était tour à tour «apathique» et «effondrée». «À certains moments, elle ne pouvait plus parler parce qu’elle était en larmes». Elle «tremblait». Emily Spanton lui a raconté en anglais avoir suivi un policier, rencontré dans un pub, qui travaillait au «36», pour visiter ce lieu mythique, l’ancien siège de la police judiciaire. «Elle était consentante pour suivre» cet homme, mais «pas pour des rapports sexuels», a déclaré Alexandra H.

«En français, en anglais, elle disait qu’elle avait été violée. C’était très clair», a ajouté la fonctionnaire. Elle parlait alors de trois ou quatre hommes. «Elle répétait en boucle: “What’s the fuck? Comment des choses pareilles peuvent arriver avec des policiers dans un commissariat?”». Les accusés, qui encourent 20 ans de réclusion criminelle, nient le viol et accusent la Canadienne de mentir.

(L’essentiel/afp)

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