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ROUTE LEPRINCE : le balai citoyen dénonce la militarisation

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Le déploiement des forces de défense et de sécurité sur l’axe  allant de  Hamdallaye, en passant par Bambeto et Cosa jusqu’à la Cimenterie, continue de susciter débat au sein de l’opinion publique guinéenne. A la cellule ‘Balai Citoyen’’, la décision des autorités inquiète même. Pour cette plateforme de la société civile, l’installation  des PA sur ce tronçon viole la constitution guinéenne notamment en son article 142.  

A la suite d’un communiqué qu’elle avait déjà rendu public la veille et sur la foi des constats établis par des agents observateurs qu’elle a déployés sur le terrain, la Cellule Balai citoyen, par la voix de Mamadou Bobo Bah,  coordinateur général  des antennes du balai citoyen,  a estimé ce 21 novembre que  le déploiement des forces de défense le long de la route le Prince n’est pas de nature à faire baisser les tensions sociales et politiques en cours. Tout au contraire, «il constitue une violation flagrante de notre constitution en son article 142 qui dispose : les forces de défense sont chargées  de la défense  du territoire. Les forces de  sécurité  sont chargées de la protection  civile, de la sécurité publique, de la sécurité des personnes  et de leurs biens  et du maintien de l’ordre public », explique-t-il.

En conséquence,  le balai citoyen sollicite  l’arrêt de l’escalade continue  de la violation  flagrante des dispositions constitutionnelles, des libertés  et droits fondamentaux. « Le balai  interpelle le gouvernement  à reconsidérer  sa position en trouvant  une solution politique  à cette crise et une justice équitable  pour tous », dit-il.

Plus loin, Mamadou Bobo souligne que, dès après le déploiement des forces de défense et de sécurité  sur ces différents axes, le balai citoyen, à son tour, a  déployé ses agents sur le terrain pour  constater le mode d’opération de ces forces de défense. «  Une équipe  a été  mise en place pour travailler 24/24 , une équipe de 6h à 18h, une autre équipe de 18 h à 6 h,  afin de  suivre tous les mouvements de cette patrouille mixte », affirme-t-il.


Il ressort  des   constats, dit-il,  que les pick-up de ces forces de défense et de sécurité ne sont pas immatriculés. «  Le balai citoyen exige  l’immatriculation sans délai  de tous  les engins de cette  mission de patrouille dans le but d’éviter les bavures et dérives  de certaines unités qui  ne sauraient être identifiées par les citoyens » conclue  le coordinateur général  des antennes du balai citoyen.

Balla Yombouno

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