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SECURITE ROUTIERE : fin de formation pour 75 agents

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Ce vendredi, l’enceinte de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) de la Camayenne a servi de cadre à la cérémonie de fin de formation pour 75 agents de police, de la sécurité routière, des compagnies mobiles, de la gendarmerie nationale, des brigades anti-criminalité et de la garde communale. S’inscrivant dans le cadre du troisième Programme d’appui à la réforme du secteur de sécurité en Guinée (PARSS3), financé par l’Union européenne, la formation était axée sur les notions de déontologie et du respect des droits de l’homme.

A l’occasion, Jurate Smalskyte, cheffe d’équipe Gouvernance de la Délégation de l’Union européenne en Guinée, s’est appesantie sur la police de proximité que l’Etat guinéen et ses partenaires cherchent à ancrer dans le dispositif sécuritaire du pays. « La police de proximité n’est pas une nouvelle police, mais une nouvelle utilisation de la police où les agents ne font plus uniquement de la répression de l’insécurité, mais surtout de la prévention en allant au contact de la population, en faisant des patrouilles préventives dans les quartiers, en accueillant les citoyens dans les commissariats de manière courtoise et professionnelle », précise-t-elle. Puis, elle suggère que les agents des différentes forces d’intervention soient placés sous un commandement commun. « C’est un aspect essentiel pour la cohérence du comportement lors des interventions dont je viens de parler, mais également pour l’efficacité dans l’intervention », estime-t-elle.

Quant à lui, Pierre Jean Suderie, formateur, policier en retraite et ancien attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France, pense que le défi dans la réconciliation entre les populations et les services de sécurité, dans leur ensemble. « Cette doctrine vise à opérer un rapprochement entre la police guinéenne et la gendarmerie, bref les forces de sécurité en général avec la population », note-t-il.

En tout état de cause, du côté des agents ayant reçu la formation, le mot d’ordre reste la reconnaissance et la gratitude. C’est ainsi qu’en leur nom, le capitaine Amadou Keita, inspecteur à l’Ecole nationale de police et de protection civile, s’est engagé : « outillés de ces connaissances, nous nous engageons sans relâche à contribuer à parfaire le comportement de nos collaborateurs qui n’ont pas eu la chance de suivre cette formation ».


A noter que le projet est financé à hauteur de près de 90 milliards GNF par l’Union européenne. Outre les attestations remises aux participants, le code de déontologie de la sécurité leur a également été distribué.

Hawa Bah

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