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SLECG : un autre sit-in sur fond de failles qui apparaissent

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Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) reste droit dans ses bottes. Il reste déterminé, mais à son corps défendant, les premières faillent se manifestent en son sein. Des prémisses d’une division entre son leader Aboubcar Soumah et son adjoint, Oumar Tounkara. Si l’objectif reste le même, la stratégie et les approches, quant à elles, font débat. Et ce dont il s’est agi à l’Assemblée générale d’hier.

Pendant les discussions, Aboubacar Soumah, secrétaire général de la structure,  a indiqué que l’idée d’aller en grève est l’émanation de la base. «  Si vous demandez aujourd’hui de suspendre la grève parce qu’on a gelé vos salaires, parce que vous ne pouvez plus résister aux intimidations, on arrête »,  a-t-il dit. Dans la mêlée, les  enseignants ont rétorqué : «  il n’y a pas de recul de possible

Pour Aboubacar Soumah,  tant qu’il y a un enseignant qui observe la grève, le mot d’ordre reste maintenu.  « Tout le monde ne peut pas observer la grève. Mais si la grève est bien suivie à 50%, c’est une réussite. Nous nous sommes déjà à plus de 90% », a-t-il également.

Toutefois, pour certains enseignants, pendant que des camarades syndicalistes  sont arrêtés et incarcérés, la priorité est d’œuvrer à leur libération. Du coup, la question à laquelle l’Assemblée a essayé de répondre, est celle de savoir s’il faut aller soutenir les enseignants arrêtés ou organiser un autre sit-in ?  Pour une frange importante de participants, il est nécessaire de se mobiliser au TPI de Kaloum où doivent être jugés leurs collègues, arrêtés lors du dernier sit-in. A l’opposé, une catégorie apparemment majoritaire  sollicite un autre sit-in à Conakry, à l’image de celui organisé dans  la préfecture de Coyah. Au finish,  le secrétaire général de l’organisation a tranché en coupant la poire en deux. «  Nous les membres du secrétariat général, nous nous retrouvons au tribunal le lundi matin. Tous les autres  doivent se rendre au sit-in », a-t-il dit.


Plus loin, Aboubacar Soumah a  informé que le bureau exécutif de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) dont il est désormais membre,  va adresser dès ce lundi une correspondance au gouvernement pour demander l’ouverture des négociations, faute de quoi il se réserve le droit  de prendre des dispositions idoines.

Hawa Bah

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