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SOUAPITI : les techniciens rassurent quant au délai

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Le lancement du premier groupe du barrage hydroélectrique de Souapiti est programmé pour septembre 2020 et les autorités au plus haut niveau veillent à ce qu’il en soit strictement ainsi. D’où un suivi rigoureux de l’évolution du chantier. Suivi auquel les médias sont quelquefois associés, comme c’était le cas ce vendredi à l’occasion d’une visite que des jeunes ressortissants de la préfecture de Yomou effectuaient sur le site. A l’occasion, notre envoyé spécial a pu constater que les travaux avançaient à grands pas. Et de l’avis des techniciens, toutes les conditions sont en train d’être réunies pour que le délai contractuel soit respecté.  

Souapiti, c’est un vaste chantier. Ouvriers et ingénieurs, sous un soleil de plomb, y sont affairés, entre les barres de fer et les amas de béton. S’improvisant en guide, Mamoudou Magassouba,  chef département hydro-électromécanique, explique : «Actuellement, sur le site du projet Souapiti,  nous sommes en train de faire uniquement la partie hydromécanique, c’est-à-dire les éléments fixes  qui vont conduire l’eau sur les tribunes de la centrale. La partie électrique n’est pas pour le moment commencée ».

Puis, dans les détails, il précise «  Dans  cette partie hydromécanique, vous avez les éléments qui conduisent l’eau depuis le barrage jusqu’à la turbine du groupe. Dans ce système, vous avez la conduite forcée dont les éléments sont tous fabriqués actuellement ici sur place. A part la conduite forcée, vous avez la  bâche spirale qui est en bout de la conduite forcée, les avant distributeurs qui sont directement collés à ça. C’est ce que nous appelons les éléments fixes hydromécaniques. Donc, eux ils sont posés aujourd’hui pour tous les 4 groupes. Les autres éléments tels que les roues, les composants de la turbine, les alternateurs, les éléments qui vont faire la manutention, qui relèvent tous du groupe hydromécanique, sont en fabrication en Chine. Le travail évolue sur le site conformément au planning, et ce planning,  je vais le rappeler, prévoit le lancement du premier groupe en septembre 2020 »

Les travaux de génie civil, eux non plus, ne sont pas en reste. Ainsi, selon Oury Dady Diallo, chef département génie civil, évoque, quant à lui, des progrès considérables. « Aujourd’hui, en matière de travaux essentiels sur le barrage et ses ouvrages annexes, nous avons atteint un niveau de 96 % d’excavation, ce qui correspond environ à 6 millions m3 d’excavation. En matière de béton, nous sommes autour de 66 %, ce qui correspond à peu près à 2.500.000 m3 de béton ». Poursuivant ses explications, il évoque aussi des travaux destinés à garantir la sécurité du barrage, une fois ce dernier achevé. «  Vous avez d’autres travaux de sécurisation du barrage à savoir l’excavation de 4 galeries dans les deux rives. Des galeries qui servent à protéger l’intérieur. Parce que l’objectif du barrage, c’est de stocker de l’eau. Donc, il faut des dispositifs pour empêcher que l’eau ne contourne à travers des failles pour aller se retrouver vers l’aval ; ce qui va empêcher d’atteindre l’objectif d’avoir la quantité d’eau requise »


Au-delà de ces explications techniques, l’on assure que bien avant la mise en service officielle du barrage, celui-ci devrait aider à juguler les délestages électriques qui affectent aujourd’hui la capitale guinéenne. « Avant septembre 2019, Souapiti sera capable de stocker un peu plus d’un milliard de m3 d’eau qui seront gérés à travers l’ouvrage d’évacuateur de fond, pour alimenter Kaleta et réduire le délestage », assure à propos Oury Dady Diallo. Quant au respect du délai contractuel, il ne cache pas son optimisme. « Hier, on a tenu une réunion technique concernant le suivi du planning, nous avons tout l’espoir de respecter le délai », déclare-t-il en guise de conclusion.

Balla Yombouno

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