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Sous-marin danois – Un juré fait un malaise au procès de Peter Madsen

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Le procès en appel de Peter Madsen, l’inventeur danois condamné à la perpétuité pour l’assassinat de la journaliste suédoise Kim Wall dans son sous-marin en août 2017, a été suspendu sine die vendredi après le malaise d’un juré pendant l’audience.

L’un des deux jurés de la cour d’appel de Copenhague siégeant aux côtés de trois magistrats professionnels a été pris de malaise pendant le réquisitoire du procureur Kristian Kirk, vendredi matin. Évacué en ambulance vers un hôpital de la capitale danoise, il était conscient et hors de danger, a précisé le tribunal.

La plaidoirie de l’avocate de la défense, Betina Hald Engmark, devait conclure les débats avant le prononcé du verdict attendu dans la journée. La fin du procès est désormais reportée à une date encore inconnue.

Peine disproportionnée

Peter Madsen, 47 ans, a toujours plaidé l’accident mais n’a fait appel que de la durée de la peine. «Nous sommes face à une affaire et des actes que le tribunal (en premier ressort) a qualifiés de cyniques et brutaux, et l’ensemble du parquet et moi-même estimons qu’il s’agit d’un dossier justifiant une peine d’emprisonnement à vie», a martelé le procureur chargé de l’affaire, Kristian Kirk à l’issue de la première journée d’audience.

Pour la défense, la peine était disproportionnée par rapport à la jurisprudence. Au Danemark, rare sont les condamnés à la prison à vie pour un seul meurtre. Les dix dernières années, trois personnes ont été condamnées à la perpétuité pour un seul assassinat. Le 10 août 2017, l’inventeur loufoque, connu du grand public pour ses constructions de sous-marin et de fusées, avait embarqué sur son submersible artisanal Kim Wall, 30 ans, qui projetait d’écrire un reportage sur ses désirs de conquête du ciel et des fonds marins. Portée disparue dans la nuit par son compagnon, qui a assisté au procès en appel, son corps avait ensuite été retrouvé en mer, démembré.

Preuves pertinentes

Pendant le procès qui a duré trois jours, le procureur Kristian Kirk a présenté les preuves jugées les plus «pertinentes», notamment le témoignage d’un proche de l’inventeur, à qui Madsen aurait confié son fantasme de commettre le crime parfait.

En première instance, après avoir changé de versions à plusieurs reprises, l’assassin, qui se présente comme un «psychopathe affectueux», avait affirmé que Kim Wall était morte intoxiquée par des émanations de monoxyde de carbone à l’intérieur du sous-marin. Pour les légistes en revanche, la jeune femme est «probablement» morte à la suite d’un égorgement ou d’un étouffement mais l’état de décomposition avancée de son corps n’a pas permis de déterminer les causes exactes de son décès.

(L’essentiel/afp)

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