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Suspicion de choléra en France : ce que l’on sait du vol en provenance de l’Algérie

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Au moins 150 passagers d’un avion en provenance d’Oran ont été pris en charge le 5 septembre à l’aéroport de Perpignan, dans le sud de la France, en raison d’une suspicion de choléra sur un enfant de 8 ans, de nationalité française.


Quelque 150 personnes ont été prises en charge, mercredi 5 septembre à l’aéroport de Perpignan, dans le sud de la France, en raison d’une suspicion de choléra sur un enfant de 8 ans, dans un avion en provenance d’Oran, en Algérie, a annoncé l’Agence France-Presse.

« Un enfant est susceptible d’être porteur du choléra et va être évacué vers l’hôpital pour des examens », ont indiqué les pompiers. Les autres passagers – 147 au total – et les membres de l’équipage étaient de leur côté « en cours d’évacuation » peu après 15 h 15 après avoir été retenus à bord un peu plus d’une heure. Un épisode de diarrhée est survenu à bord de l’avion, a indiqué le directeur de l’aéroport.

Jointe par téléphone par Jeune Afrique, la préfecture des Pyrénées orientales a confirmé le cas de suspicion sur un mineur. L’enfant a été évacué vers le centre hospitalier de Perpignan pour des examens complémentaires. Dans la mesure où la maladie ne se transmet par voie aérienne, « les autres passagers ont quitté l’aéroport », ajoute la cellule de communication de cette préfecture. Si la contamination de l’enfant est avérée, les autres passagers seront rappelés pour un traitement, a indiqué la direction de la Santé.

Selon un communiqué diffusé par la préfecture, l’avion devrait repartir à vide à Oran, où il sera désinfecté.

Le vol en question, qui est assuré par la compagnie ASL, a décollé d’Oran vers 12 h 30 (heure locale) et est arrivé à destination vers 14 heures. La compagnie ASL n’est actuellement pas joignable pour de plus amples informations. Selon L’Indépendant, un médecin a été dépêché à bord de l’appareil dès l’atterrissage, après le signalement par un membre du personnel naviguant avant le débarquement. La cellule des risques technologiques des sapeurs-pompiers serait également sur place.

Les autorités françaises appellent à la prudence

Une épidémie de choléra a fait son apparition en Algérie le 7 août dernier, faisant deux victimes parmi les 74 cas confirmés début septembre. Selon les autorités algériennes, cette épidémie est « maîtrisée » .

D’après le journal Le Parisien, le ministère français de la Santé a incité à la prudence les compagnies aériennes afin de limiter les risques de propagation de cette maladie.

Le ministère français des Affaires étrangères avait publié le 26 août dernier une mise en garde sur les risques de choléra en Algérie. « Plusieurs cas de choléra ont été diagnostiqués dans le nord et le centre du pays (Bouira, Blida, Tipaza, Alger, Médéa, Aïn Defla), indiquait le communiqué. Le ministère algérien de la Santé et de la Population indique qu’une source de la région de Tipaza serait à l’origine de la contamination mais que l’eau du robinet demeurerait potable. Dans tous les cas, il est impératif de porter une vigilance particulière aux règles d’hygiène et de sécurité afin de se préserver des contaminations digestives ou de contact ».

L’origine du vibrion identifiée

Le ministère algérien de la Santé aurait identifié le mercredi 5 septembre l’origine de l’apparition du vibrion dans une source d’eau de la rivière Beni Azza, séparant les communes de Blida et d’Ouled Yaïch, à l’ouest de la capitale. Le vibrion cholérique se serait propagé dans les eaux de cette rivière qui traversent plusieurs localités et se seraient retrouvés dans des terres agricoles.

En 2012, l’agence officielle APS alertait déjà du danger que constitue cette rivière sur l’environnement local et la santé de la population. « D’une longueur de 30 km, l’oued, qui prend sa source à Chréa avant de rejoindre l’oued Mazafran, constitue une menace pour les habitants des communes de Blida, Ouled Yaïch et Beni Mered, qu’il longe du sud au nord, et tout particulièrement pour les résidents des habitations précaires, érigées le long de ses rives », écrivait à l’époque l’agence. La rivière en question qui abrite une décharge reçoit les eaux usées des habitations environnantes.

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