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VBG : les 16 jours d’activisme à profit

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Pour mettre fin ou tout moins réduire le phénomène les violences faites aux femmes et aux filles dans le monde en général et en Guinée en particulier, le ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance a procédé ce lundi au lancement de la campagne ‘‘Orangez le monde’’. Décrétée par les Nations unies depuis 1991, cette campagne s’inscrit sur une durée de 16 jours d’activisme dans les pays membres des Nations Unies. En Guinée, c’est le premier ministre chef du gouvernement Ibrahima Kassory Fofana, qui a présidé la cérémonie de lancement, en présence de plusieurs ONG’s et des représentants des institutions partenaires à l’évènement.

D’entrée, Djènè Keita, ministre de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, intérimaire de la ministre de l’Action sociale, sur la foi des résultats d’enquêtes disponibles, admet que le recul des violences faites aux femmes est très lent. Eu égard à tous les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, notamment en termes d’engagement politique et législatif, elle trouve même que la baisse est « insignifiante ». Mais elle a une certaine explication à la persistance du fléau. « Le phénomène de la violence est sous tendu par les construits sociaux au sein des communautés malgré les engagements  auxquels  nos pays ont souscrits sur le plan régional et international », précise-t-elle. Pour autant, rappelle toute la ministre de la Coopération internationale : « Les violences faites aux femmes affectent dangereusement les femmes et les filles dans leur dignités et les empêchent de réaliser leur potentiel en tant qu’agents de développement. Selon l’enquête démographique et de santé réalisée en 2012, 96% des femmes de Guinée ont subi au moins une des formes de mutilations génitales féminines.»

Le tableau est donc sombre. Mais l’engagement des partenaires au côté permet d’espérer. Ainsi, après avoir rappelé le sens des 16 jours d’activisme, Georges Kizerbo, représentant de l’OMS et coordinateur par intérim du Système des Nations unies, dit encourager «la poursuite des efforts et exhorter tous les acteurs étatiques, communautaires, religieux, et de la société civile, a persévérer et garder le cap. Nous vivons dans un monde dominé par les hommes, et les femmes sont exposées à la violence parce que nous les maintenons par toutes sortes de moyens dans un état d’infériorité », déclare-t-il


Avec le hastag #EcoutezMoiaussi, l’humanité entend faire part de sa désapprobation vis-à-vis de toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.

Ibrahima Kindi BARRY

621 265 823

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